Il y a 12 mois la galeria Dupressoir s’ouvrait en plein cœur du quartier du Born de Barcelone face au Passage des Manufactures restauré et à quelques dizaines de mètres du Palau de la Musica. Voici la 7ème exposition avec 37 artistes qui mettent de l’art dans les chaussures sous le palmier de Noël, pour toutes les pointures et tous les portefeuilles. Cette dernière exposition collective de l’année est un cabinet de curiosités pour célébrer la richesse et la générosité de tous les artistes de Barcelone et d’ailleurs qui nous ont fait confiance depuis le début, pour aussi susciter des envies de cadeaux ou de premiers pas de collectionneurs car il y a un début á tout pour acquérir une œuvre d’Art !

On achète un cadeau de Noël sans autre raison que faire plaisir ou se faire plaisir. Choisir une peinture, une sculpture, une photo, un objet d’art revient à faire la même chose. Cela ne répond pas à un besoin utile, ou même futile. Choisir une œuvre d’art, c’est choisir quelque chose d’unique, l’œuvre d’un artiste qui s’adresse à vous, à votre imaginaire, à votre esprit, à vos émotions, et en plus qui est porteur de sens à vos yeux. C’est un investissement esthétique, et aussi un pari pour soutenir le travail d’un créateur sur le long terme, qu’il soit confirmé ou encore émergent.
Chacun des 37 artistes qui partagent l’espace de la galerie ne sont pas ici par hasard. Ils partagent aussi un goût, une subjectivité, une humanité, une passion, un style qui rendent ce cabinet de curiosités singulier et vibrant. On y trouve un mélange à la fois hétérogène et cohérent de pièces à l’image de ce peut réunir un collectionneur au gré de ses découvertes et de ses coups de cœur. La volonté de la galerie est de rendre l’art accessible sans le dévaloriser grâce à des artistes qui ont joué le jeu de nous confier des œuvres de petits formats à partir de cinquante euros.

S’y côtoient les photos picturales de Kris Seraphin, les oiseaux de Marc Tanguy et de Lola Lecoutour, les danseurs de Perico Pastor, les baigneurs de Natalia Fürst, les chimères de Charlotte Puertas, les animaux protecteurs de Nathalie Salé, les créatures et les sculptures végétales de Valée Djinn, les insectes d’Hélène Gélinas, les céramiques de Paule Fattaccioli, de Pantxika Saint Martin, de Rita Lugli, de Lola Rivière, de Dariusz Kuszniak, de Khalta et de Soosen, les photos enneigées de Vincent Bousserez, les photos habitées de Thibault Jeanson, les photos citadines de Gauvin Lapetoule et Marta Corada, les photos hybrides de Hamilton Becerra, les dessins érotiques de Justine Guerville, les horizons abstraits de Camil Giralt, les bijoux ex-voto d’Antonia Rossi, les bijoux émaux d’Atelier Montmartre, les bijoux en céramique et photos de Véronica Menichini et les bijoux Lune de Fleaworker, les sculptures organiques de Pascaline Rey, les poupées mutantes de Mei Mei, les peintures collage de Fernando Alday, les broderies géométriques de Julie Devisme, les illustrations d’Agustina Souberan, les peintures – jouets de Nathalie Rey et toujours l’étonnant Bestiaire d’Apollinaire qui joue les prolongations avec notamment Isao Llorens, Isabelle Hayman, Véronique Lafont, Viviana Guasch et six autres peintres déjà cités.